
On fait la majeur partie des trajets à l'intérieur du pays en stop, les pick-up sont les plus rapides pour se déplacer et les gens sont tellement contents de nous conduire que c'est gratuit. Par contre le soir il faut avoir une bonne brosse-à-cheveux...
La prochaine étape est la ville Gracias, petite, perdue et charmante, avec des marchés partout, on s'y sent vraiment bien.
Depuis là on part pour trois jours de marche dans la jungle du parc national de Celaque. Cette fois c'est moins merveilleux, la jungle nous étouffe, on ne voit que des arbres même depuis le sommet et on est toute les deux un peu malades. En plus on a peur de se perdre, parce qu'on avait ni guide, ni carte. Les nuits sont les pires parce qu'on a pas de matelas et de sac de couchage et la température de nuit est vraiment basse pour dormir par terre.
Finalement, le chemin bien balisé nous reconduit à bon port où on s'offre une belle soirée en récompense.
On roule en direction de la capitale jusqu'à la petite ville de La Esperanza. A nouveau on trouve les marchés, les gens très généreux et prêts à nous aider, les cafés hypers sucrés ou les délicieuses licuados (boisson de: fruits frais congelés, lait ou eau, sucre)... mais le coeur n'y est plus vraiment. On est fatiguées et on aimerait bien voir quelques Backpackers. Départ le lendemain à dos de pick-up.
Pour Tegucigalpa, la capitale, on a prévu le coup avec Couchsurfing. Michelle, notre hôte en or, est une avocate de 22 ans qui travaille pour les relations étrangères du Honduras. Comme pour le moment il n'y a pas de relations étrangères du tout à cause du coup d'Etat, elle est en ´vacances´. Elle nous présente ses amis, sa douche avec eau chaude, nous montre la ville et ses alentours et nous conduit partout où on veut aller, elle est vraiment géniale.

Le soir Sophie et moi nous mettons à la cuisine, ce sera gratin courgettes-patates avec beaucoup d'ail et vin chaud. On pensait avoir exagéré avec les quantités, mais il ne reste rien.
Après trois jours je suis quand même soulagée de partir, parce que les gens aisés d'ici son forcés de vivre un peu en cage. La maison fait partie d'un complex d'habitations avec es murs de protection e trois mètres de haut, des gardes armés et des fils barbelés. Il faut se déplacer partout en voiture. C'est tellement dommage.
En tout cas c'était drôle de connaître la jeunesse dorée d'un pays comme ça et de voir à quel point elle nous ressemble. La différence c'et que là-bas l'argent est vraiment un exception alors ils se connaissent tous, Michelle est pote avec la fille du président et ce n'est pas du tout extraordinaire.
Ici s'achève notre grand voyage au Honduras, on ne va pas l'oublier de sitôt et en sommes très heureuses, mai il faut le dire quand on saute dans le chicken bus, on est contentes de savoir qu'il nous mène au boulevard du tourisme.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire